Légendes en Bretagne romantique

Quelques sites légendaires de la Bretagne romantique...

La légende de la maison des fées - Forêt du Mesnil

Au cœur de la forêt du Mesnil se trouve l’allée couverte, aussi appelée « La maison des fées ». Cette chambre funéraire datant du néolithique, longue de 14 mètres, est à l’origine de la légende des fées.  Ce monument doit son nom à l’une des dalles de la chambre mortuaire, dont les 4 gravures cylindriques représenteraient deux paires de seins. Deux mystérieuses gravures qui, selon les spécialistes, laissent à penser que l’on honorait ici la “déesse mère”.

Selon la légende populaire, un jour, le monument a laissé échapper une vache qui est allée brouter dans le pré voisin. Pour indemniser les dommages causés, les fées décident d’offrir un morceau de pain magique au fermier propriétaire du champ. Celui-ci ne durcira et ne diminuera jamais tant que le fermier gardera le secret de sa rencontre avec la fée. Longtemps, le morceau reste intact, mais le fermier finit par avouer sa provenance et le pain devint aussi dur qu’une pierre.

Aujourd’hui propice aux légendes, ce site est connu pour accueillir des rassemblements de druides. On y célèbre des cérémonies sacrées et parfois même des mariages celtes. Comme si le temps n’avait jamais eu de prise sur ce site enchanteur.

La légende de l’église de Saint Pierre de Plesguen

L’église Saint-Pierre-Saint-Firmin date de l’époque médiévale, des 11ème et 12ème siècle, mais la plus grande partie est de la fin du -début XVe. Elle a été construite par le Duc de Bretagne, Gille de Dreux, en 1212. Selon la légende, l’emplacement de l’édifice aurait été désigné par deux bœufs attelés livrés à eux-mêmes, lesquels, après avoir marqué une1re pause à une source, se seraient arrêtés au sommet du coteau granitique.

La légende de la fontaine Saint-Fiacre – Les Iffs

Cette belle fontaine close, que l’on découvre à l’entrée de la commune des Iffs, referme la statue du saint. Dès le 12ème siècle, l’eau de cette source, conduite par une canalisation en poterie, alimentait les douves et la fontaine du château de Montmuran. La légende raconte que Saint Fiacre, patron des jardiniers, ayant soif alors qu’il passait par là, a frappé le sol de son bâton, faisant jaillir une source qui ne tarit pratiquement jamais.

Cette eau miraculeuse, invoquée en procession pour faire venir la pluie en période de sécheresse, était aussi dotée de multiples vertus ; maux de ventre, grossesse, allaitement, entre autres cas, étaient l’occasion de venir la goûter.

La légende du Chat Noir - Château de Combourg

Dans les Mémoires d’Outre-tombe, François-René de Chateaubriant dira : « … Les gens étaient persuadés qu’un certain comte de Combourg, à jambe de bois, mort depuis trois siècles, apparaissait à certaines époques, et qu’on l’avait rencontré dans le grand escalier de la tourelle ; sa jambe de bois se promenait aussi quelquefois seule avec un chat noir. ». (Livre 3, chapitre 3)

La légende veut que le Comte de Combourg, Malo-Auguste de Coëtquen, avait une jambe de bois pour remplacer celle qu’il avait perdu à la bataille de Malpaquet en 1709. Mort au château, sa jambe de bois hanterait l’escalier accompagné d’un chat noir.

Cette légende est issue d’une pratique réelle du moyen-âge : Pour conjurer le mauvais sort, il était parfois d’usage d’emmurer un chat noir dans les fondations des bâtiments. Lors de la restauration du château de Combourg, le corps de l’animal a été retrouvé dans un escalier secret de la Tour du Chat au moment de la restauration du château. Momifié au XIVe siècle, il est aujourd’hui encore exposé sous vitrine, dans la chambre occupée par François-René lorsqu’il était enfant.

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