Les personnages illustres du territoire

Du Moyen-Age à aujourd’hui, ils ont marqué notre territoire. (Re)Découvrez-les !

Bertrand Du Guesclin (1320-1380) – Chevalier

Bertrand du Guesclin, noble breton, connétable de France et de Castille, personnage majeur de la première partie de la guerre de Cent Ans. est né vers 1320 au château de la Motte-Broons (près de Dinan) et mort le 13 juillet 1380 devant Châteauneuf-de-Randon.

Bien qu’il soit l’aîné d’une fratrie de dix enfants, ses parents donnent la préférence à ses deux frères cadets, et le traite assez mal, refusant de le former à la chevalerie.

Bagarreur, il se sent la vocation de guerrier dès son enfance. Alors qu’il s’est enfui chez son oncle à Rennes, il assiste, le 4 juin 1337, à un tournoi auquel il a interdiction de participer. Un de ses cousins, vaincu, lui prête son équipement.
Selon les chroniques de l’époque, Bertrand masqué, défait, une douzaine de chevaliers, avant de refuser de combattre son père en inclinant sa lance.
Un autre chevalier, qui le défie, parvient à faire sauter la visière de son heaume. Robert du Guesclin découvre alors le visage de son fils. Emu et fier, il s’engage à l’armer grâce à une collecte réalisée auprès de ses proches.

Bertrand du Guesclin commence à signaler sa bravoure dans les guerres que se livrent Charles de Blois et les comtes de Montfort, pour l’héritage du duché de Bretagne. En 1357, Il est adoubé chevalier par le chevalier Alacres de Marès au château de Montmuran, situé sur la commune des Iffs.
Il est nommé capitaine de Pontorson et du Mont Saint-Michel. Il prend alors pour devise « Le courage donne ce que la beauté refuse » et devient celui que les Anglais vont craindre : Le Dogue noir de Brocéliande.

Après plusieurs batailles contre les Anglais et les Espagnols, en octobre 1370, revenu en France, il est fait connétable de France par Charles V. Sa grande entreprise va être d’expulser les Anglais.

Il meurt le 13 juillet 1380. La tradition attribue son décès à la consommation d’eau glacée pendant les chaleurs de l’été, chose commune à cette époque.


François-René de Chateaubriand (1768-1848) - Ecrivain et homme politique

François-René de Chateaubriand, né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et mort le 4 juillet 1848 à Paris, est un écrivain et homme politique français. Considéré comme l’un des précurseurs du romantisme français, il est l’un des plus grands noms de la littérature française. Il a passé une grande partie de son enfance au Château de Combourg et c’est à lui que le territoire de la Bretagne romantique doit aujourd’hui son nom.

Issu de la noblesse bretonne, Chateaubriand entame une carrière militaire puis entre à la cour à l’âge de 19 ans où il fréquente les écrivains de son époque. Témoin de la Révolution française et de la Prise de la Bastille, il s’exile pendant un an en Amérique puis à Londres.

Chateaubriand s’inscrit politiquement dans la mouvance royaliste. Il est ministre des Affaires étrangères de 1822 à 1824 et ambassadeur au Royaume-Uni, en Suède et au Saint-Siège (Italie) entre 1815 et 1830.

Au retour des Bourbons au pouvoir, Chateaubriand mène une brillante carrière politique jusqu’en 1824, parfois dans le gouvernement (ministre d’État, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères), parfois dans l’opposition. Lors de la Monarchie de Juillet, Chateaubriand est écarté du pouvoir à cause de son désaccord au passage au trône de Louis-Philippe. Il abandonne alors définitivement la politique.

A partir de ce moment, Chateaubriand se consacre pleinement à l’écriture de ses mémoires qu’il achèvera  en 1841, 30 ans après les avoir commencées! L’auteur souhaitait que ce vaste projet autobiographique ne soit publié que cinquante ans après sa mort. Pressé par ses problèmes financiers, il se voit contraint de céder les droits d’exploitation de l’ouvrage à une « Société Propriétaire des Mémoires d’Outre-Tombe » qui exigera que l’œuvre soit publiée dès son décès.

Chateaubriand meurt à Paris en 1848. Ses restes sont transportés à Saint-Malo et déposés face à la mer, selon son souhait, sur le rocher du Grand Bé où se trouve toujours son tombeau.


Louis de Lorgeril (1778 – 1842) – Maire et inventeur du Comice Agricole

Louis François Marie de Lorgeril est issu de la noble famille de Lorgeril. Maire de Plesder de 1808 à 1821, il crée en 1815 le premier comice agricole, dont le succès gagnera (et gagne encore) toute la Bretagne.

Il est ensuite élu maire de Rennes de 1821 à 1830 et député d’Ille-et-Vilaine en 1828.
Malgré les ressources modestes de la ville de Rennes, il ouvre des rues, agrandit le parc du Thabor, améliore l’éclairage public, construit la fontaine du Champ Jaquet et la chapelle à l’entrée du Cimetière Nord.
Fortement intéressé par le milieu agricole, on lui doit également les halles au blé et aux toiles. Soucieux du bien-être des ouvriers, il obtient la création d’une caisse d’épargne en janvier 1830.

En 1830, lors du sacre du roi Louis-Phillipe, il refuse de prêter serment et démissionne de la députation et de la mairie de Rennes.

Il se consacre alors à l’agriculture et organise de nombreux comices dans la région de Saint-Malo.
A Tinténiac, où il possède une exploitation agricole, il tente de développer des innovations agronomiques : utilisation d’engrais d’origine marine, organisation de la culture de la pomme de terre et des fourrages artificiels en Bretagne, production de bois pour la marine, amélioration génétique du bétail (bovins et ovins), diversification des fourrages, adaptation des procédés de fabrication du cidre.

Louis De Lorgeril est également connu pour avoir vulgarisé l’usage des machines agricoles, pour avoir mis au point la fertilisation des sols, perfectionné l’ensemencement des blés et inventé un semoir qui porte son nom.

Les descendants de sa famille vivent aujourd’hui au Château de la Bourbansais à Pleugueneuc.


Jean-Baptiste Nobilet (1888-1944) – Résistant

Saint Brieuc des Iffs, commune de la Bretagne romantique, a été marquée par la Seconde Guerre Mondiale. Jean-Baptiste Nobilet, propriétaire d’une ferme au lieu-dit la Talmachère, rejoint en 1943 le réseau résistant Buckmaster après que le recteur de la paroisse, l’Abbé Gresset lui parle de cette organisation de résistance dont il est membre. Il faut héberger un officier anglais parachuté en France et recevoir un parachutage d’armes et de munitions.

Le 6 novembre 1943, quinze parachutes déposent les containers de plusieurs tonnes d’armes, avant d’être enterrés dans une ancienne carrière sur la propriété des Nobilet.

C’est le 28 novembre 1943 que la Gestapo débarque à la ferme. Tous les hommes qui y vivent sont arrêtés : Jean-Baptiste Nobilet, ainsi que son frère Albert, ses fils Mary et Jean, deux employés agricoles Eugène Charpentier et Henri Levey, un agent du réseau de résistance et l’officier anglais.

Ils sont d’abord emprisonnés durant trois mois à la prison Jacques-Cartier de Rennes puis sont transférés dans un camp à Compiègne.

En avril 1944, ils quittent Compiègne avec 1800 détenus pour un voyage qui durera 3 jours en direction de Mauthausen (nord de l’Autriche). Pendant le voyage, ils vont vivre un véritable calvaire entassé à 100 dans les wagons à bestiaux. Ils vont tous mourir dans les camps à l’exception de Jean Nobilet, fils de Jean-Baptiste qui sera libéré le 5 mai 1945.

Jean-Baptiste Nobilet recevra la légion d’honneur à titre posthume. A Saint-Brieuc-des-Iffs, le monument, au chevet de l’église, inauguré en octobre 1945 par le ministre Pierre-Henri Teitgen, rappelle le sacrifice de Jean-Baptiste Nobilet et ses compagnons.


Pierre Bertel (1912-2005) - Abbé et fondateur de l’USL

L’Abbé Pierre Bertel est affecté à Tréverien en 1955 par la Paroisse Saint Etienne (Rennes) et en sera le recteur pendant 32 ans.

Il se rend vite compte qu’en dehors des temps scolaires, les enfants sont désœuvrés. Alors, il tente de les intéresser au sport en installant un sautoir dans la cour du Presbytère et en faisant de la course à pied. Il a envie de leur faire découvrir la gymnastique, et les jeunes trévérienais semblent intéressés. Mais pour se faire, des agrès, une salle et des moniteurs sont nécessaires.

Le prêtre de Saint-Domineuc met alors à sa disposition une salle de l’ancienne école.

Début 1957, la gymnastique se pratiquait à Saint-Domineuc et Trévérien. Les entrainements avaient lieu deux fois par semaine, le jeudi et le dimanche sous la direction de l’abbé Bertel et des frères Yves et Bernard Marsollier.

Pour couvrir les enfants des conséquences éventuelles de la pratique de la gymnastique, les enfants sont inscrits au sein de l’Union Sportive du Linon (USL), et donc. Or il existait déjà officiellement un club consacré à la gymnastique : l’Union Sportive du Linon, créé en 1942 suite à l’incitation du gouvernement du maréchal Pétain qui encourageait les communes à se doter d’organismes sportifs. L’USL est alors affiliée à la Fédération Sportive de France

Le nombre d’inscrits augmente au fur et à mesure. Les filles souhaitent également s’entrainer. Il n’est alors pas envisageable qu’un homme (d’église qui plus est !) entraîne les jeunes filles. L’abbé Bertel recrute donc Marie-Claude Feillel pour devenir la monitrice des filles.

Le club se développe, participe à des concours départementaux et régionaux, organise des galas et des camps d’été. Pierre Bertel prend sa retraite en 1987 à l’âge de 75 ans tout en gardant un œil sur ce qui concerne l’USL, avouant que : « cela me peinerait si cela devait disparaître… ».

En 1999, la salle Pierre Bertel a été inaugurée à Saint-Domineuc, rendant hommage à l’initiative de l’Abbé Pierre Bertel qui a permis l’arrivée de la gymnastique sur notre territoire mais aussi sa prospérité. Cette salle est aujourd’hui gérée par la Communauté de communes Bretagne romantique.


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