Portrait – L’artiste plasticienne Sarah Williams

Rencontre avec Sarah Williams, l’artiste à l’origine de l’exposition Co-collages. De mars à juin 2020, en plein confinement, l’artiste a décidé, via les réseaux sociaux, d’inviter les habitants de la Bretagne Romantique à réaliser des collages, en commençant par publier les siens… Un appel qui avait réveillé la créativité de nombreux Confinés ! Cette exposition va tourner dans plusieurs bibliothèques de la Bretagne Romantique jusqu’à la fin de l’année.

Qui est Sarah Williams ?

Sarah Williams est artiste plasticienne. Son dada, c’est le carton. Elle réalise, dans son atelier à Pleugueneuc, des décors et des objets pour des compagnies de théâtre, des médiathèques, librairies… Sa principale source d’inspiration ? L’univers imaginaire et le monde des enfants.

Sa passion pour les arts plastiques est née au collège et ne l’a pas quittée depuis. Après un bac littéraire et arts plastiques, elle intègre la fac. Mais craignant que « le métier d’artiste ne soit pas assez sérieux », elle suit des études de psychologie, de sciences de langage et de Français Langue Etrangère. Finalement, elle revient au monde de l’art car, comme elle le dit, « l’art est nécessaire à mon équilibre ».

Pourquoi l’exposition Co-collages ?

Durant le confinement, qui est arrivé si violemment, nous n’avions que l’outil numérique pour communiquer avec nos proches. L’artiste a alors partagé ses collages sur le web en encourageant ses amis Facebook à en créer aussi et à les lui envoyer en vue de réaliser une exposition collective à l’issue du confinement. Elle ne s’attendait pas, alors, à en recevoir autant. En effet, elle a reçu plus d’une centaine de collages, créé à partir de ce que chacun avait sous la main : journaux, photo de famille, publicités… Les œuvres sont intergénérationnelles. Des enfants aux personnes âgées, tout le monde a participé !

Si l’idée de l’exposition est apparue comme une évidence pour Sarah Williams, sa mise en œuvre a été un peu plus complexe. L’artiste s’est posé mille questions : « Est-ce légal d’exposer les œuvres des autres ? Est-ce qu’on expose les originaux malgré leur fragilité ? Est-ce qu’on divulgue les vrais noms des participants ? Où trouver des financements ? » Tout cela a demandé beaucoup d’organisation.

Finalement, l’expérience s’est révélée si enrichissante que cela inspire aujourd’hui Sarah Williams pour d’autres projets… Affaire à suivre ! 

Découvrez toutes les œuvres de Sarah Williams

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