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La biodiversité et le patrimoine naturel / Les frelons asiatiques

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Le service de lutte contre les frelons asiatiques

Une espèce invasive dangereuse pour l'homme et la biodiversité

Le frelon asiatique est une espèce invasive. Depuis son introduction en 2004 sur le sol français, son aire d'extension n'a cessé d'augmenter. Il a été repéré en Ille et Vilaine, pour la première fois, en 2008.

Une espèce facilement reconnaissable

Il se reconnaît et se distingue très facilement des frelons européens : légèrement plus petit que son cousin européen, sa tête est orange et son front noir. Son corps est essentiellement noir avec de fines bandes jaunes. Ses pattes sont jaunes (on l'appelle aussi frelon à pattes jaunes). Son comportement est également différent car il vit exclusivement le jour et rentre tous les soirs au nid. Peu de chance de le trouver la nuit tombée voleter autour d'un point lumineux !

De grandes différences entre le frelon asiatique et son cousin européen !

Un bâtisseur efficace

Il vit dans un nid généralement perché en hauteur, dans un arbre. Mais on retrouve aussi des nids dans des buissons (attention avant de tailler une haie !), des appentis, des bouches d'égout, des dessous de gouttière... Les reines passent en effet l'hiver dans des endroits chauds et abrités : la concurrence est rude à cette époque de l'année !

Nid primaire en construction

Elles commencent à créer des nids au printemps et à pondre des larves. Les ouvrières vont poursuivre la construction du nid en papier mâché et nourrir les larves avec des boulettes de proies (abeilles particulièrement). La reine va passer le restant de ses jours à pondre. Le nid se développe à vitesse grand V, pouvant atteindre pour les plus gros une hauteur de plus d'1 mètre et héberger sur une saison plus de 13 000 individus.

Nid mâture (celui-ci a été verni pour l'exposer)

Au début de l'automne, les individus sexués quittent le nid et se reproduisent. La reine meurt, la colonie s'éteint, le nid est vidé et ne sera pas réutilisé. Les nouvelles reines vont tenter de passer l'hiver, entre mauvaises conditions climatiques et concurrence avec les autres reines et fonder une nouvelle colonie dès le printemps.

Un danger pour l'environnement

La propagation rapide du frelon asiatique constitue une menace pour la biodiversité. Les frelons s'attaquent particulièrement aux abeilles, pollinisatrices de dizaines de milliers d'espèces végétales : ils affectionnent leur thorax, riche en protéine, pour nourrir les larves. Une colonie de frelons asiatiques peut, durant une saison, engloutir jusqu'à 200 000 abeilles ! Cela représente environ 3 ruches !

Un danger pour l'homme et les animaux

Il attaque en nombre si l'on s'approche d'un nid actif, à moins de 4-5 m.

Les nids hauts perchés sont moins dangereux, car éloignés de l'agitation humaine. Un nid de frelon asiatique à basse altitude (30% des nids), représente par contre un réel et grave danger. La piqure du frelon est plus profonde et donc plus douloureuse que celle des guêpes ou des frelons européens. Les piqûres peuvent provoquer des allergies et des difficultés respiratoires pouvant nécessiter une hospitalisation.

Une lutte collective organisée sur la Bretagne romantique

Depuis 2016, la Communauté de communes et les 27 communes qui la composent ont créé un service commun de lutte contre le frelon asiatique. La destruction des nids reste aujourd'hui la solution la plus adaptée pour faire pression sur les colonies. Afin que la destruction soit la plus massive possible, le coût de la destruction est intégralement pris en charge : ce service est gratuit pour la population.

Si vous constatez un nid de frelons asiatiques, contactez immédiatement votre mairie.

Un référent frelon se déplacera sur site et contactera une entreprise spécialisée et formée à la destruction des nids de frelons. Il ne faut pas intervenir seul !

Le piégeage des frelons asiatiques n'a aujourd'hui pas d'effets réels sur la diminution de l'espèce. Seul le piégeage des reines entre novembre et mai peut être utile, à condition que le piège soit sélectif, c'est-à-dire s'il évite le piégeage d'autres insectes, non nuisibles comme les abeilles, papillons, bourdons,... qui jouent un rôle dans la pollinisation.