Les espèces protégées

La Bretagne romantique est un territoire riche d’une nature diversifiée. Plusieurs espèces végétales et animales y sont protégées.

grenouille rousse bretagne romantique

Les espèces animales protégées

Les chiroptères – chauve souris

Les chiroptères sont des mammifères volants crépusculaires, nocturnes et insectivores.

Ces 30 dernières années, une forte diminution des densités de chauves-souris en France a été observée.

De nombreuses menaces pèsent sur les populations.

Sur les animaux eux-mêmes

  • dérangements,
  • collisions,
  • contaminations des charpentes,

Sur leurs ressources alimentaires

  • insecticides,
  • phénomène d’accumulation des pesticides dans la chaine alimentaire

Sur leurs habitats

  • destruction de sylviculture,
  • de bâtiments.

Etant les seuls prédateurs des insectes nocturnes, elles participent à l’équilibre écologique et limitent la prolifération d’insectes.

En Bretagne romantique, et plus précisément dans le périmètre du site Natura 2000, 12 espèces de chiroptères ont été répertoriées et 2 espèces inscrites dans la directive européenne Habitats-FauneFlore :

  • Le grand murin
  • la Barbastelle d’Europe.

Les étangs du canal d’Ille-et-Rance sont très attractifs pour les chauves-souris grâce à leur forte production de biomasse et d’insectes.
Certains chiroptères se trouvent en dehors du périmètre actuel du site Natura 2000. Une requête d’extension du périmètre a été lancée pour assurer une meilleure protection des espèces.
Le clocher de l’église de Dingé est reconnu comme zone de protection de biotope depuis 2014 car il abrite une colonie de grands murins venant s’y reproduire.

L’agrion de mercure

L’agrion de Mercure est une petite libellule.
Son corps est bleu et noir chez les mâles et habituellement vert et noir chez les femelles.
Le dessin noir dorsal du second segment abdominal des mâles forme le symbole du Mercure, d’où son nom.
L’espèce est présente en Europe de l’ouest et en Afrique du nord. Les populations sont en régression dans le nord et l’est de son aire de répartition.

En Bretagne romantique, à proximité des étangs de Bazouges et de la Bézardière, il a été mis en évidence la présence d’agrion de mercure. Cependant, leur densité est faible. L’inventaire réalisé en 2015 n’a permis d’observer que 5 individus. L’agrion de mercure est une espèce rare, évaluée sur liste rouge à l’échelle mondiale, européenne et française. Elle est également inscrite à l’annexe II de la directive européenne Habitats-Faune-Flore.

Les amphibiens

L’important réseau d’eau du territoire de la Bretagne romantique offre une grande diversité d’habitats pour les amphibiens dont de nombreuses espèces sont aujourd’hui très menacées

  • La grenouille rousse
  • Le triton alpestre
  • Le triton ponctué

D’autres espèces d’amphibien font l’objet d’une préoccupation moindre, mais doivent tout de même être préservées :

  • La grenouille agile
  • Le crapaud commun
  • La salamandre tachetée
  • Le triton crêté
  • Le triton marbré
  • Le triton palmé

 

Les espèces végétales protégées

COLÉANTHE DÉLICAT (Coleanthus subtilis)

Le Coléanthe délicat appartient à la famille des poacées.

De petite taille, 2 à 8 cm, elle possède des tiges plaquées au sol, des feuilles linéaires en gouttière et arquées en forme de faux,

Le Coléanthe délicat vit dans les zones de marnage des berges d’étangs, subissant des alternances d’inondations et d’exondations. L’espèce est très sensible aux changements d’environnement : modifications du régime hydraulique, comblement des étangs… Espèce protégée et intégrée à la directive européenne Habitats-Faune-Flore, elle est présente en Europe occidentale et centrale, en Amérique du nord et en Chine.

L’espèce est disparue de Russie, Slovaquie, Norvège et Italie.
En France, le plus grand nombre de plantes se trouve en Bretagne.

En Bretagne romantique, elle est suivie par le conservatoire botanique national de Brest et a été observée sur 6 plans d’eau différents avant les années 1990.

Dans les années 2000, elle n’a été observée que sur 3 plans d’eau.
La dernière observation a été faite en 2014 sur l’étang de Hédé. La diminution de la densité de coléanthes délicats montre sa dépendance à son habitat et semble liée à des conditions d’immersion / exondations de moins en moins respectées.

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